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    Shayden, promotrice de l’art au féminin

    Gueye Ornella Rosie est une autrice, compositrice et interprète ivoirienne plus connue sous le pseudonyme « Shayden ». Elle est la fondatrice du « Lili Women Festival », premier festival artistique 100% féminin en Côte d’Ivoire, inauguré en 2017. Deux ans plus tard, elle a fondé son entreprise Zomassa Communication, spécialisée dans la conception et l’organisation d’événements artistiques et le marketing sonore.

    Peux-tu nous présenter le « Lili Women Festival » en quelques mots ?

    Le « Lili Women Festival » est une plate-forme d’expression qui révèle et met en lumière les talents féminins, et forme les artistes de demain. Notre mission principale est de permettre aux femmes artistes débutantes ou en développement de réussir à vivre de leur art sans avoir à perdre leur dignité et leur intégrité.

    Pourquoi avoir créé un festival exclusivement dédié à l’art féminin ?

    J’ai envie de dire pourquoi pas un festival exclusivement réservé à l’art des femmes ? Combien de peintres ivoiriennes de moins de 30 ans connaît-on réellement ? Les chanteuses les plus talentueuses de notre pays brillent à l’ombre des pianos-bars sans réellement, pour la plupart avoir une vraie carrière en fin de parcours.

    Entre la sous-représentativité des femmes sur la scène ivoirienne, le faible nombre de structures pour dénicher et encadrer ces talents bruts et un contexte soit d’hypersexualisation ou de chosification de la femme artiste, le Lili Women Festival à toute sa raison d’être.

    En route pour la 5ème édition, quel bilan peut-on dresser des éditions précédentes ?

    Je ne pense pas qu’on puisse dresser un vrai bilan, c’est un peu prématuré, le Lili Women Festival est encore en train de s’établir dans le cœur des artistes et dans l’esprit des festivaliers.  Cependant, ces quatre éditions passées nous ont permis de réaliser l’importance de cet événement qui n’est finalement plus le nôtre mais celui de toutes les femmes artistes. Il est devenu en quatre ans une « safe zone » pour les artistes féminines. 

    Le Lili Women Festival deviendra sans aucun doute l’un des événements majeurs de la Côte d’Ivoire dans les années à venir.

    Les places du festival étant gratuites depuis sa première édition, d’où proviennent les revenus de Zomassa Communication ?

    Zomassa Communication est basée sur trois activités :

    L’événementiel avec des événements comme le « Lili Women Festival » mais aussi « Underground » : des soirées de concerts payantes organisées tous les mois, ainsi que d’autres événements. 

    Le marketing sonore. Nous concevons en effet l’identité sonore pour des produits, des services et/ou des marques (nous avons récemment composé et écrit la musique des poupées Naïma Dolls et du baromètre national de l’accueil), des chansons originales pour des films et séries (nous avons composé de la musique pour l’interprète de Kady Touré, chroniques Africaine de Ziv production, Melody de Alain Guikou etc.)

    Le booking d’artistes pour les événements privés ou corporate. Nos différents événements artistiques enrichissent constamment notre catalogue d’artistes.

    Avant d’être entrepreneure, vous êtes une artiste. Quelles sont les principales difficultés que les femmes rencontrent afin d’être reconnues comme artistes ?

    La chosification et l’hypersexualisation reste pour moi un véritable problème.  Être réduite à la seule notion de corps car la musique aujourd’hui se voit plus qu’elle ne s’écoute. Être authentique et sincère avec son art reste un défi permanent pour les femmes artistes.