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    Marianna Nangue, fondatrice de WOOK, une jolie histoire de gourmandise

    Chaque fois que je me déplace et que je souhaite valoriser le talent camerounais, je prends toujours avec moi des pots de confiture de la marque Wook avec moi. Au début Marianna était surprise, je le voyais dans son regard mais aujourd’hui, elle est habituée à recevoir mes coups de fil « Hello je vais demain à Dakar, Paris, Abidjan… »

    Marianna Nangue est fille d’un industriel caoutchoutier et d’une femme d’affaires. Elle est issue d’une fratrie de neuf enfants. Elle aime dire qu’ils ont tous été bercés dans l’industrie de la transformation. L’usine de son père était située dans la même enceinte que leur maison. Du coup, il a bien fallu s’accommoder de l’odeur de l’éthanol et des réveils nocturnes qu’exigeaient les processus de transformation souvent très longs. À la suivre, on a le sentiment que Marianna est une jeune femme curieuse, épicurienne et surtout autodidacte à bien des niveaux.

    Diplômée en économie en 2011, sa carrière a trouvé une base solide dans le domaine du développement d’affaires auprès de figures pour lesquelles elle a une grande admiration. « Leur rage de réussir, leur courage et leur passion pour le détail ont aiguisé tout ce qui bouillonne encore en moi » – mentionne-t-elle. D’ailleurs c’est vrai que la première fois que nous nous sommes croisées, elle travaillait pour l’un d’entre eux.

    Enfin, entrons dans le vif du sujet : son entreprise Wook qu’elle a créée en 2020. Wook est une association des termes “we” & “cook” (nous cuisinons). L’intention derrière est de positionner la cuisine collective comme un facteur de cohésion de groupe : la famille en premier.

     « J’ai voulu créer une marque qui célèbre la famille dans toute son immensité́ et dans toute sa diversité́. Pour moi, toutes les cultures du monde promeuvent la famille. C’est l’unité́ démographique la plus importante, la première tribu de tout individu. La famille c’est la première équipe de soutien » explique-t-elle.

    Plus personnellement, Marianna s’est mariée jeune à 22 ans, à l’âge ou certaines femmes commencent à se découvrir et/ou à se projeter. Une des choses qu’elle prenait plaisir à faire était d’organiser des sessions culinaires collectives chez elle. Au fur et à mesure, elle s’est rendue compte que cuisiner ensemble construisait des ponts dans son couple et entre les membres de sa famille.

    Au-delà de ses six références de confitures aux noms tout aussi funky que le goût, Marianna organise depuis un an des « wooking class ». Elle nous raconte : « Ce projet est né de la volonté de donner envie aux Camerounais de cuisiner au milieu de personnes qui partagent le besoin d’explorer le monde différemment. Nos adhérents sont des hommes et des femmes jeunes entre 28 et 40 ans, citadins et en majorité́ des cadres et hauts cadres en quête non seulement de sens mais aussi de plus de choix et de valeur ajoutée pour leur temps libre ».

    Malgré son côté optimiste, Marianna reconnaît vivre certains défis. « Au début je suis arrivée avec mes produits sur un marché où la confiture produite au Cameroun n’avait pas bonne presse. Il était donc important de présenter en quoi nous étions différents.

    La seconde étape est la logistique. Nous produisons encore au gré de la saisonnalité des fruits. Et n’ayant pas de gros moyen de conserver les fruits en gardant leur intégrité, nos saveurs vont et reviennent.

    Il y a un an j’aurai encore dit l’approvisionnement en matières premières mais avec le temps mon taux de sourcing en local a bien évolué. Nos fruits sont issus de nos terres pour la plupart. Même si j’adorerais trouver du kiwi produit en local ou des emballages de qualité. Et notre capacité de production va grandissant après quelques ajustements issus de notre expérience.

    Pour conclure, la distribution, nous sommes une jeune entreprise, avoir une boutique propre n’est pas dans notre stratégie pour l’instant. On s’appuie sur les réseaux sociaux, les entreprises qui font des coffrets cadeaux ou encore les épiceries fines. Je reste tout de même optimiste car j’atteins jour après jour mes objectifs. Nous sommes passés récemment de 3 saveurs à 6. L’arrivée des fêtes de fin d’année représente aussi un pic au sein de mon activité. Lorsque notre compacité de production sera plus grande, je pense qu’on ira sans soucis au sein des stations-service, supermarchés etc… »

    A l’écouter, nous ne pouvons qu’être persuadés que l’histoire de Wook continuera à s’écrire en mettant toujours en avant la générosité, la convivialité, la quête d’aventure ou encore l’authenticité. Pour être une de ses clientes, je crois que Wook s’inscrit dans la recherche du meilleur et le tout depuis Douala.