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    Hugues-Nathan N’Guessan, le prince de l’énergie solaire en Côte d’Ivoire

    L’Afrique de l’Ouest foisonne de projets dans l’énergie solaire. Un phénomène assez rare qui mérite toute notre attention tant la région, et notamment le monde rural, subit l’absence désolante d’électrification. Dans les communautés rurales, l’électricité c’est la lumière, un point de rencontre, d’échange, d’études, et entre toutes ses applications possibles, elle permet aussi de s’informer. C’est pourquoi nous réalisons aujourd’hui notre portrait sur celui qu’on présente comme le prince de l’énergie solaire.

    « Je suis Hugues-Nathan N’Guessan, entrepreneur ivoirien dans la trentaine, titulaire d’une licence en Marketing et Management. Après plusieurs expériences dans la téléphonie j’ai exercé dans une entreprise d’énergie solaire, c’est notamment là où j’ai fait mes classes et que j’ai appris le métier du solaire, puis vient la fermeture de l’entreprise. 

    C’est à ce moment-là que j’ai créé Ivoire Solaire. Ayant pris connaissance du réel besoin du solaire en Afrique et dans le but d’aider les populations africaines à réduire ou annuler leur dépendance aux énergies fossiles, je propose donc à l’époque quatre grands produits : Panneaux solaires, chauffe-eau solaires, lampadaires solaires et pompes solaires. 

    La qualité du service proposé nous vaut l’obtention de l’éclairage via lampadaire solaire du No Man’s Land entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, nous plaçant ainsi dans la position de leader de l’éclairage public au solaire de la Côte d’Ivoire.

    De plus, de fil en aiguilles nous sommes contactés par plusieurs grandes entreprises dont deux entreprises européennes que nous représentons de façon exclusive en Côte d’Ivoire, l’agence Ebene en France pour l’immobilier durable et Green Glass Africa en Allemagne pour Les BIPV.

    Depuis 2020, notre nom a changé et nous sommes devenus le Groupe Ivoire Solaire International. Nous agissons désormais sur trois grands pôles : l’énergie solaire, l’immobilier durable et les BIPV. »

    Quels sont les bénéfices de l’énergie solaire pour les états et les populations ?

    « L’énergie solaire est très bénéfique pour les états dans la mesure où chaque gouvernement dans mon pays surtout œuvre à atteindre un excellent taux de couverture électrique. 

    Pour les populations, en installant des panneaux solaires, vous réduirez de manière conséquente le montant de vos factures mensuelles d’électricité, tout comme votre dépendance vis-à-vis du réseau électrique. Cette autonomie énergétique vous protège. »

    Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous êtes régulièrement confronté ?

    « L’une des principales difficultés que nous rencontrons dans notre activité est le manque d’informations. La population n’est pas vraiment éduquée à l’usage des énergies propres. L’autre difficulté est la fiscalité. Le coût élevé des taxes sur le matériel solaire en Côte d’Ivoire fait que l’offre n’est encore accessible qu’à une catégorie supérieure de personnes. »

    Le Groupe Ivoire Solaire International dans 5 ans ? 

    « Leader de l’énergie solaire en général en Côte d’Ivoire, vu que nous sommes déjà leader de l’éclairage public au solaire. Avoir de grands boulevards et avenues éclairées au solaire, et plusieurs cités équipées de base en chauffe-eau et lampadaire solaire. Aussi, nous souhaiterions introduire une plaidoirie.

    D’une manière générale, les pays d’Afrique sub-saharienne connaissent un faible taux d’électrification des localités et cela entrave par conséquent le taux de desserte électrique à l’échelle des populations contraintes de vivre sans électricité.

    On est trop longtemps resté inscrit dans une architecture traditionnelle de déploiement de l’électricité via les seuls réseaux câblés et interconnectés qui dispatchent l’électricité depuis un pool de centrales électriques nourricières qui produisent l’électricité pour tous.

    Cette architecture de couverture électrique de type « un vers tous » a fait son temps mais face aux enjeux énergétiques actuels elle gagnerait à muter vers le modèle de décentralisation basé sur l’architecture de type « tous vers tous » permettant à d’autres acteurs intéressés de pouvoir contribuer à l’effort électrogène en produisant leur propre électricité. »