Widget Image
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit, sed diam nonummy nibh euismod tincidunt ut laoreet dolore magna

Sorry, no posts matched your criteria.

Sign Up To The Newsletter

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit, sed diam nonummy nibh euismod tincidunt ut laoreet

    Frédérique Gueï, Fondatrice et Directrice Générale de Seven Foods

    Abidjan, Abidjan et encore Abidjan. La capitale économique ivoirienne est l’un des endroits au monde où je me sens chez moi. Chaque fois que je m’y rends, environ 4 fois par an, j’aime prendre plaisir à découvrir les nouveautés ou encore les évolutions de certaines marques que je suis. C’est peut-être aussi parce que je suis entrepreneure et que je dirige une agence de communication… Je sollicite constamment mes sens.

    Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de Frédérique Gueï que je connais depuis 2015. Nous nous étions rencontrées au premier anniversaire de la plateforme « Visiter l’Afrique » que j’avais fondé. Tout de suite pour différentes raisons, le courant est bien passé. En 2019, elle a fondé Seven Foods qui regroupe deux marques : Sost et Inna. Avant de la rencontrer, je connaissais uniquement Sost, une marque de produits agro-alimentaires qui propose des snacks sains et gourmands, produits avec des matières premières locales. Inna, que je découvre, est une marque de farine. D’ailleurs, Frédérique aime beaucoup utiliser l’expression : “Think globally, act locally”, qui pourrait se traduire par “Pensée mondiale, action locale”.

    Direction le comptoir des artisans, l’une de mes adresses préférées à Abidjan mais aussi l’un des points de vente des produits Seven Foods. Nous ne sommes pas seules, ma chère Edith Brou est avec nous. D’ailleurs, elle vient d’acheter un paquet de cookies de la marque Sost sans savoir que Frédérique en est la conceptrice.

    Valoriser le terroir ivoirien, c’est la mission que s’est donnée Frédérique Gueï en créant son entreprise en 2019. Le tout en mettant au cœur de son activité la question du bien-être physique et mental de ses consommateurs. Une initiative à saluer lorsqu’on sait que notre continent est encore très dépendant de l’occident. En 2019, la facture des importations alimentaires de l’Afrique subsaharienne (ASS) se chiffrait aux alentours de 48,7 milliards $. C’est ce qu’on peut lire dans le rapport « Perspectives de l’alimentation » de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

    Frédérique est née en France où elle a passé la plus grande partie de sa vie entre Paris et Toulouse. Cependant, de 9 ans à 13 ans, elle a vécu avec ses parents en Côte d’Ivoire. Son sentiment d’être à la maison lui a donné envie de revenir y vivre quand elle sera adulte. A cette période, son rêve était de nettoyer la lagune ivoirienne, « juste ça ! ». C’est ce qui lui donnera envie d’être ingénieure en génie des procédés physico-chimiques et par la suite gestionnaire de risques industriels (HSE).

    A 27 ans, soutenue par sa mère, elle décide de rentrer en Côte d’ivoire. Nous sommes le 21 juillet 2015 quand elle atterrit à l’Aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Trois mois plus tard, elle intègre VIVO ENERGY en tant qu’ingénieure Santé Sécurité Sûreté Environnement. Ensuite, elle rejoindra Nestlé. « J’y suis restée peu de temps pour deux raisons, d’une part le laboratoire avait été fermé pour des raisons de restructuration, d’autre part, j’avais besoin de faire quelque chose qui me stimule. C’est ce sentiment qui me fait vibrer et me booste », explique Frédérique.

    C’est ainsi qu’elle a décidé d’assumer le fait qu’elle souhaite être entrepreneure. Même si c’était un peu « chaud » de dire à son père que malgré ses deux masters, elle n’allait pas travailler dans une entreprise. « Le jour où je lui ai annoncé la nouvelle, Il était très surpris et avait beaucoup de réserve mais à côté j’avais mes sœurs qui m’encourageaient énormément », se souvient Frédérique.

    En quittant le chemin pour lequel elle était destinée, Frédérique s’est mise beaucoup de pression pour prouver à son père qu’elle avait fait le bon choix. « Il n’y avait pas de place pour l’échec » ajoute-t-elle.

    Aujourd’hui, elle est plus sereine. Elle ne perçoit pas encore le salaire de ses rêves mais prend plaisir à payer toutes ses charges, ainsi que sa sécurité sociale et sa mutuelle santé. Elle le sait, la suite viendra naturellement.

    Pourquoi Seven Foods ? Pourquoi le secteur agro-alimentaire ?

    Sa réponse : « Je souhaitais entreprendre dans un secteur stimulant et attrayant pour moi et plusieurs chemins m’ont mené à l’agro-alimentaire. Chez nous, en Côte d’Ivoire et plus globalement en Afrique, nous vivons entourés de ressources que l’on ne consomme pas. Je trouvais aberrant de voir nos matières premières partir et revenir beaucoup plus chères et transformées. Seven Foods naît d’une volonté de transformer ces matières premières localement en produits de qualité pour un consommateur ivoirien comme étranger ». Comme toute aventure entrepreneuriale, Frédérique a eu quelques difficultés. « En effet, c’est un challenge de se fournir en noix de cajou par exemple car les fournisseurs ont l’habitude d’avoir de grandes commandes, de grands groupes et d’exporter leur production. La grande et/ou grosse problématique reste tout de même l’accès au financement. » explique-t-elle.

    « Lorsque vous êtes une jeune structure comme la mienne. Les banques ne répondent pas toujours. Vous êtes obligés de faire appel aux sociétés de microcrédit ou des microfinances et je vous épargne le pourcentage des taux appliqués. Fin 2019, j’ai hésité à prendre un crédit pour mieux structurer Seven Foods et je suis contente de ne pas l’avoir fait car 2020 a été une année difficile. Je souhaitais passer de la production artisanale au semi industriel et développer de nouveaux marchés. A date, nous tournons toujours sur fonds propres. » raconte Frédérique.

    Quelles-sont les prochaines étapes ?

    Aujourd’hui, son entreprise entre dans sa troisième année d’activité, ce qui pour les entrepreneurs représente souvent un cap. « Je nous souhaite d’être plus offensifs, de nous étendre, d’avoir plus de points de distribution en dehors de la Côte d’Ivoire, en France par exemple. Le public est déjà sensibilisé à l’alimentation saine ».

    Voilà, j’espère que cette pause gourmande vous a donné envie de découvrir l’univers et l’entreprise de Frédérique. Pour en savoir plus, voici son site web : https://sevenfoods.ci/