Widget Image
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit, sed diam nonummy nibh euismod tincidunt ut laoreet dolore magna

Sorry, no posts matched your criteria.

Sign Up To The Newsletter

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit, sed diam nonummy nibh euismod tincidunt ut laoreet

    Une marque de prêt-à-porter
    « Made in Cameroon » à l’ambition africaine

    12h15, me voici en route pour Bonanjo, le quartier d’affaires de la ville de Douala. J’ai rendez-vous avec les fondatrices de LaKelle. Il s’agit d’une marque de prêt-à-porter simple, chic, abordable dont les coupes épousent les morphologies des hommes et femmes de chez nous.

    Étant une cliente convaincue depuis une année, j’ai souhaité en savoir un peu plus sur la marque, la vision des fondatrices Sharon et Viola. Il était aussi important pour moi de comprendre comment des marques « Made in Cameroon » peuvent trouver leur chemin au milieu de la friperie et des cargaisons « Made in China ». 

    D’où vient LaKelle ? « LaKelle était le surnom que Sharon c’était donnée en grandissant. J’ai tellement aimé ce prénom que mes amis m’appelaient Violakelle. C’est donc tout naturellement que lorsque nous avons décidé de créer une entreprise ensemble, nous l’appelions LaKelle » répond Viola. Le décor est posé. Je me suis toujours demandé d’où venait le nom de la marque.

    Il y a 11 ans, en 2010, Viola et Sharon ont tenté d’obtenir une franchise pour ouvrir une boutique H&M en Afrique subsaharienne. Leur volonté était de proposer sur le continent des vêtements abordables et accessibles à une classe moyenne naissante et grandissante. A titre d’information, H&M est une entreprise et chaîne de magasins suédois de prêt-à-porter pour femme, enfant et homme, fondée en 1947 par Erling Persson. H&M est présent dans 69 pays et emploie environ 171 000 personnes et possède plus de 4 700 magasins. Ils sont présents en Afrique dans trois pays : Afrique du sud, Maroc et Tunisie. À côté, ils produisent une infime partie de leur production en Éthiopie.

    La réponse étant négative, les fondatrices de la marque LaKelle, inexpérimentées sur les questions de franchises, ont compris ce que cela voulait dire que d’avoir une franchise d’un grand groupe, les attentes, la logistique, les standards.

    « Je n’étais pas très surprise pas leur retour car en 2005, lors de mon MBA à l’American University à Washington DC, j’avais réalisé une étude de cas sur Zara. J’avais été impressionnée par leur processus de chaîne d’approvisionnement, leur capacité à suivre les tendances tout en restant abordable.

    Je pense qu’ayant déjà la fibre entrepreneuriale, en étant passionnées de mode et surtout en croyant au potentiel du continent, Viola et moi savions déjà qu’un jour, à défaut d’être une franchise, nous posséderions une marque », raconte Sharon.

    12 ans ! C’est le nombre d’années qui se sont écoulées entre l’étude de Sharon et la création de LaKelle en 2017. C’est aussi le moyen de bien anticiper les challenges de la production « Made in Africa ». Ceux-ci impactent souvent le prix final. « C’est vrai, c’est un défi d’avoir une marque de prêt-à-porter abordable qui produit au Cameroun pour le monde. Aujourd’hui avec notre site internet, nous avons des commandes en Afrique, en France, aux États-Unis. Nous arrivons à tenir car, DHL, notre partenaire nous fait des packages d’envoie en fonction des destinations » explique Sharon. À chaque étape de leur aventure entrepreneuriale, les sœurs Welang, nous donnent l’impression de chaque fois dompter les challenges. En décembre dernier, elles ont décidé de driver un maximum de clients vers leur site internet pour passer les commandes ou via Whatssap. Et ça marche ! Au-delà d’avoir des vêtements qui s’adaptent aux différentes morphologies de leurs clients, elles ont aussi la capacité de s’adapter à leur environnement économique en proposant des alternatives exemple payer par YUP, Orange Money ou encore Moneygram. Cela donne de la perspective à leurs clients.

    Malgré tout, comme tous les entrepreneurs, elles font face à différents challenges que sont : l’approvisionnement des tissus « aujourd’hui nous allons comme tout le monde au marché et les choix ne sont pas très variés ce qui limite nos choix de création. Ainsi, nous travaillons cette année pour nous approvisionner aussi à l’étranger », ajoute Viola. Et comme un peu partout au Cameroun et sur le continent, elles ont des problèmes de ressources humaines qu’elles essayent de résoudre dans le cadre d’un programme de formation et de mentorat.

    Une des choses qui me fait plaisir, c’est le chemin que nous avons parcouru lorsqu’on parlait de « mode africaine », de « mode désignée [HAC1] par des créateurs Africains » … nombreux pensait qu’il n’y avait que le wax. Aujourd’hui, la nouvelle génération, comme moi souhaite acheter des pièces intemporelles qu’elle peut acheter à prix abordable. Elle est de plus en plus sensible au « consommer africain/local ».

    Vous l’aurez compris, la vision de LaKelle est de devenir une marque de prêt-à-porter de premier plan en Afrique. Leur mission est de fabriquer et de vendre au détail des vêtements aux standards internationaux en tirant parti notre ingéniosité et créativité.  

    And yes, This is Cameroon!