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Alain Ekambi, celui qui souhaite détrôner Facebook en Afrique

Logpom, Douala me voici dans les headquaters de Dikalo. Aujourd’hui j’ai rendez-vous avec son directeur général et co-fondateur : Alain Ekambi, 38 ans. J’ai souhaité le présenter aujourd’hui car il fait partie des rares entrepreneurs au Cameroun qui veulent conquérir l’Afrique et le monde. Trop souvent, nous préférons avoir une vision nationale alors que le monde nous appartient.

Comment compte-t-il s’y prendre ? Un seul mot à retenir : Dikalo qui veut dire le message et/ou la nouvelle en langue Douala. Il s’agit d’une plateforme de messagerie privée lancée en 2016. Revenons à la genèse, après son baccalauréat obtenu en 2000 au collège Alfred Saker, Alain Ekambi s’envole vers Munich en Allemagne pour suivre des études de génie civil. Au cours, d’une journée porte ouverte à l’université technique de Munich, il découvre l’informatique et cela sera littéralement un coup de foudre.

« J’ai été tout de suite fascinée par les algorithmes, les machines, le code. J’ai su cette journée que c’est ce que je souhaitais apprendre. Quatre années plus tard, j’ai eu mon master en développement de logiciels » raconte l’entrepreneur.

En parallèle, il joue au Basketball, sa taille (plus d’un mètre 90) lui permet d’évoluer dans un club amateur de la ville. Il avait commencé à pratiquer ce sport au Cameroun où il avait déjà reçu de nombreux prix dont le championnat du Cameroun. Son talent et sa maîtrise de deux postes clés (shooting gard et small forward) vont le faire passer d’amateur à Pro en Allemagne. « Je crois que le basket m’a aidé à m’intégrer en Allemagne. En règle générale le spot rassemble. » ajoute-il.  Alain Ekambi terminera sa carrière au Bayern de Munich pour se lancer pleinement dans entrepreneuriat.

Nous sommes en 2014 et avec un ami, Elom Amouh, d’origine togolaise, ils ouvrent une boîte de consulting en informatique : AHOMÉ innovation technologies. Celle-ci est d’ailleurs toujours en activé en Allemagne. Deux années plus tard, en 2016, il décide de lancer DIKALO.

« L’Afrique est le deuxième plus grand continent au monde avec 1,2 milliards d’habitants. Nous sommes plus 500 millions de personnes connectées. Bien qu’étant l’un des acteurs majeurs incontournables de l’industrie mobile, j’ai été surpris d’apprendre que nous dépendons à 99% des plateformes étrangères plus précisément américaines type Facebook, Snapchat ou encore Telegram. Dikalo a été une réponse celle de dire que l’Afrique pouvait aussi créer une plateforme. Les compétences et les capacités sont bien présentes sur le continent. » explique Alain Ekambi.

A date, Dikalo, c’est 100 000 utilisateurs enregistrés, 87 000 actifs chaque jour et 85 millions de messages envoyés depuis la création de la plateforme. Dikalo offre entre autres : des autocollants customisés 100% africains : Camer stickers, Zouzoukwa de la côte d’ivoire, Naija stickers du Nigeria, Oju et bien d’autres. Vous pouvez comme les autres plateformes envoyer du texte, des images et des messages vocaux.  Actuellement dans leur bureau, c’est un peu le rush, dans quelques jours, Dikalo va lancer sa version 2. Le focus sera sur la performance, le design et surtout le parcours client (l’intuitivité). Certains utilisateurs avaient remonté comme problèmes la taille de l’application (40 mégas) car la télécharger, faisait consommer pas mal de data et ensuite celle-ci était lente surtout sur IOS. D’après la team DIKALO, la version 2 sera une belle réponse à nos attentes. D’ailleurs moi aussi, j’ai un compte qui ne demande qu’à être utilisé. J’ai été fascinée de découvrir que derrière cette entreprise digne de celles de la Silicon Valley à San Francisco, il n’y avait que 4 personnes : Alain Ekambi (Founder-CEO), Daniel Agnéro (Founder- Head of Design), Bitoa Pendenskil (Head of Communication and Marketing), Farouk Sabiou (Android Developer). J’espère qu’ils relèveront les différents challenges qu’ils se sont fixés.

A leurs côtés, 26 personnes qui y ont investi 1 millions d’euros. Nous sommes bien loin des moyens des grands mais comme on dit : commencez où vous êtes, utilisez ce que vous avez, faites ce que vous pouvez.

Pour en savoir plus : https://welcome.dklo.co/