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Jean-Marc BINI, le roi de l’éco-tourisme en Côte d’Ivoire

Ce qui est innovant avec ce secteur, c’est de découvrir la nature dans toute sa splendeur, pouvoir vivre cette expérience en vrai et aussi d’être engagé dans la sauvegarde de l’environnement.

Je crois que c’est grâce à ma rencontre avec cet homme que j’ai découvert la beauté de l’éco-tourisme à travers les régions de mon pays. Il m’a d’une certaine manière, permis de me reconnecter à moi-même et à l’essentiel. Inconsciemment, Il m’a fait réaliser que je n’avais pas besoin d’aller au-delà de mes frontières pour m’émerveiller de la beauté de la nature : j’avais cela sous les yeux dans des endroits magnifiques de la Côte d’Ivoire que je ne connaissais pas jusque-là. Cet homme est ce que je définirai de baroudeur des temps modernes : écolo-optimiste et profondément amoureux de son métier. En plus, nous avons en commun un passé d’anciens scouts.

Il s’appelle Jean Marc Koffi Bini. Marié et père de deux magnifiques filles, il a longtemps vécu au Canada avant de revenir s’installer en Côte d’Ivoire, son pays d’origine. Car pour lui, ce pays iconique de l’Afrique de l’ouest, représente un potentiel énorme de réalisation de soi. La résilience et la foi aux actes que l’on pose sont les mantras qui guident la vie de Jean Marc Bini. Une sagesse et une maîtrise de soi qu’il tire depuis son enfance. « Petit, j’étais déjà calme et observateur. », affirme-t-il. Agent de banque à 20 ans, travailleur autonome dès l’âge de 25 ans, Jean-Marc a immigré au Canada en 2005, laissant derrière lui la plantation familiale de 70 hectares que son père avait acquise en 1974, demeurée inexploitée depuis la mort de ce dernier en 1992. Ce passionné d’innovation, haut en couleurs mais discret et généreux s’est lancé dans l’aventure entrepreneuriale de l’éco-tourisme en mai 2015 avec la création du Domaine Bini. De retour au pays, notre homme prend ses quartiers dans la parcelle intouchée de son défunt père et y vivra en quasi ermite pendant un an et demi, étudiant la sécurisation et le potentiel des lieux. Petit à petit, l’idée d’un site d’éco-tourisme où les gens puissent venir se ressourcer au contact de la nature à travers des activités sportives et ludiques prendra forme.

C’est la tradition canadienne de cueillette des citrouilles et les nombreux émules qu’elle rassemble chaque année qui entraînera le déclic, et la décision de valoriser le précieux patrimoine familial : un domaine-mosaïque à la végétation riche et diversifiée, semé de forêt primaire, de plants de cacaos, d’hévéas, papayers et autres plantes et arbres variés que Jean-Marc et son frère s’étaient déjà battus à préserver du braconnage et des plantations sauvages. « J’ai surtout pris conscience de ce potentiel après m’être rendu compte comment les Canadiens valorisent le patrimoine naturel et indigène. Ce n’était pas un pari de fonder le Domaine Bini, c’était ma terre familiale et je me devais de la faire vivre et maintenir. Donc en 2015 c’est tout naturellement que j’ai posé ma tente pour m’occuper de mon chez nous. » Vivant sur place selon le système du biotope, Jean-Marc Bini, ses proches et son équipe ont mis à profit la générosité de Mère Nature et l’ingéniosité d’une tradition africaine naturellement écologique.

Mais cette passion pour l’éco-tourisme lui vient surtout de son père avec qui il partait presque tout le temps en visite dans leurs plantations. « Scout à l’époque, j’ai également fait partie d‘un club appelé club ivoire-français. Et chaque mois de février, nous déterminions une région à visiter en Côte d’Ivoire. J’en étais le chargé de mission. Et j’ai aussi – sauvegradeen tant que véliplanchiste – exploré le plan lagunaire de Adiaké, Abidjan et Jacqueville jusqu’aux abords de Grand-Lahou. Et puis mes dix ans au Canada, ont fini par me convaincre de ma passion pour l’éco-tourisme. »

Ses débuts ont été plutôt difficiles, car il lui fallait faire passer la validation de son concept envers et contre tous. Le plus dur fut pour lui, le manque de ressources financières et ne pas savoir où se tourner. Mais dans tout ce processus de mise en place d’une activité de tourisme écologique, Jean Marc Bini a pu bénéficier de nombreux soutiens. D’abord celui de sa famille et ensuite de ses clients. « Mon équipe et moi, nous les appelons affectueusement ‘’ nos compagnons’’ car ils sont devenus de par notre engagement, des amis. »

Malgré donc son passé de banquier, Jean Marc Bini était sans aucun doute, destiné à devenir un professionnel de l’éco-tourisme.

«J’étais déjà dans la promotion de ma culture à travers l’art, qui selon moi, est très lié au concept d’éco-tourisme. On promeut la connexion avec son patrimoine et sa préservation. Ce qui est innovant avec ce secteur, c’est de découvrir la nature dans toute sa splendeur, pouvoir vivre cette expérience en vrai et aussi d’être engagé dans la sauvegarde de l’environnement.»

De façon pratique, le Domaine Bini est un écosystème, un village, une activité eco-touristique. Ce concept permet à Jean Marc Bini et son équipe de travailler avec les villageois qui leur apportent la main d’œuvre, leurs savoir-faire culturels et leurs us-et-coutumes, qu’ils valorisent quotidiennement.

Une journée au Domaine Bini se déroule en trois étapes dont la première consiste à contempler la nature. des guides professionnels vous emmènent pour une marche pédagogique à travers le domaine, randonnée verte sous forme de ” leçon de choses ” où l’on vous initie aux petits secrets de l’écosystème environnant et de ses composantes. Après une heure-une heure trente de crapahutage à travers champs et bois, retour au QG, un petit campement rustique, pour la seconde phase de la journée : déguster la nature, ou le ” festin des dix doigts “. Car ici, on consomme à 90 % des ingrédients produits dans un rayon de 5 km par les villageois des environs, également associés au projet, que l’on mange sans assiette ni couverts, dans des feuilles d’attiéké ou de bananier et des taliers. Troisième étape: on se détend et on profite de la nature. Cela peut passer par une petite sieste en mode individuel ou collectif dans les hamacs accrochés aux arbres (dont certains, suspendus à plusieurs mètres de hauteur, mesurent jusqu’à 5-6 mètres de large ), ou par un spa ” back to the roots ” avec bain d’argile pure blanche, verte ou rose. Si vous souhaitez un petit coup de fouet bien vivifiant après cette parenthèse délassante, une tyrolienne de 70 m de long perchée à 10 m du sol est à votre disposition. Une expérience inoubliable où l’on touche à l’essentiel des choses dans une harmonie totale du corps et de l’esprit.

Engagé dans une politique de développement durable, il en fait évidemment un dénominateur commun dans cet espace préservé et dans le prochain qu’il créera par la suite. « De façon pratico-pratique, le développement durable est un mécanisme qui valorise et enrichi les populations rurales jusqu’aux zones les plus reculées de façon simple et direct. Et le tourisme écologique en est élément clé pour y parvenir de façon aisée. », ajoute-t-il.

Jean Marc Bini vit et respire au quotidien pour la promotion et le développement de cette activité éco-touristique.

L’écosystème de la Côte d’Ivoire est exceptionnel : mers, lagunes, forêt, savanes, montagnes et cascades. De plus, c’est un carrefour culturel avec tout un savoir-faire et savoir-être. Franchement, la Côte d’Ivoire a tout pour se positionner.

Le Rwanda et surtout le Costa-Rica font partie des pays modèles qui l’inspire en matière d’éco-tourisme. Et selon lui, la Côte d’Ivoire peut en tirer un énorme avantage si elle prend conscience de ce potentiel encore sous-estimé : « C’est tout un enrichissement qui s’ouvrirait à toute la population. Comme le Costa-Rica. Premier pays en matière de tourisme écologique! » En effet, ce secteur mêlant développement durable, écologie et tourisme, peut avoir un impact positif sur des problèmes sociétaux comme l’exode rural et le chômage. Et ce grâce à la valorisation des régions, la grande capacité d’absorption des emplois et son vaste champ d’activités : transport, hébergement, culture, fournisseur de poulet, etc.

L’une des expériences les plus marquantes pour Jean Marc Bini, ce sont toutes les réactions positives de la presse, des blogueurs et des influenceurs dont il a bénéficié depuis qu’il s’est lancé dans l’éco-tourisme. Des retours inattendus qui lui ont indirectement permis de faire partie du Conseil National du Tourisme (CNT), initié par le ministre du tourisme et des loisirs. « Avec Côte d’Ivoire Tourisme, nous avons une forme de partenariat tacite qui nous permet de travailler ensemble. Et depuis 4 ans, nous faisons de belles choses à l’international. »

Lorsqu’il n’est pas en train de travailler dans ses deux domaines, Jean Marc Bini le passionné, s’active pour la lutte contre le réchauffement climatique en répondant aux invitations participatives sur les actions écologistes :  des conférences dans les écoles et administrations, installation de nouveaux sites écolo-touristique.  « Tout cela répond à la protection de la planète. », renchérit-il avec hardiesse.

Dans sa besace de projets, il ambitionne d’ouvrir le prochain Domaine Bini Aventure avec un safari hippo et surtout, la mise en place définitive du Label Bini partout en Côte d’Ivoire.