Jacques Jonathan Nyemb, symbole d’une jeunesse camerounaise en marche

7h30, vendredi 24 mars, l’hymne national du Cameroun retentit au sein du collège « Le Paradis des Anges ». Nous sommes à Kribi, station balnéaire camerounaise connue pour ses plages ensoleillées et son port prometteur. Aujourd’hui, Jacques Jonathan Nyemb accompagné de son équipe y organise les Journées de la Réussite.

« L’éducation et la culture sont les seules vraies infrastructures sur lesquelles se bâtit le développement durable d’une nation. »

À cette occasion, élèves, enseignants, parents, anciens et autres invités communieront autour d’activités créatives : concours de culture générale, expositions et ateliers d’orientation. « À travers ces journées, nous souhaitons inviter nos élèves à penser, articuler et bâtir leur réussite personnelle et professionnelle future », explique Jacques Jonathan Nyemb, qui a pris la tête l’année dernière de l’Advisory Board de cette institution qui se promet d’être la fabrique des leaders camerounais de demain.

« L’éducation et la culture sont les seules vraies infrastructures sur lesquelles se bâtit le développement durable d’une nation », nous rappelle Jacques Jonathan qui est également co-fondateur d’OmenaLab, plateforme d’incubation de projets et espaces culturels en Afrique.

En juin dernier, le média panafricain Jeune Afrique le listait parmi les 50 personnalités qui feront le Cameroun de demain, aux côtés de l’historien Achille Mbembe ou encore d’André Siaka, un homme d’affaires très réputé. Afin de comprendre sa place dans ce classement, il faut revenir sur le parcours de l’intéressé. Diplômé de la London School of Economics en 2009, l’année suivante, il sort major de sa promotion à l’Université Panthéon-Assas, à Paris. Intégrant ensuite le Barreau de Paris, il intègre le cabinet international Cleary Gottlieb Steen & Hamilton LLP. « J’ai été séduit par l’âme et la vision de ce cabinet où tout se fait en collégialité, en toute équité et avec un esprit citoyen », se plaît à rappeler cet avocat d’affaires engagé. De 2010 à 2014, il fera notamment partie du groupe d’experts de haut niveau chargé de réviser l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique applicable dans 17 pays africains membres de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).

« J’ai toujours su que je rentrerais au Cameroun. C’était une évidence. Je pense qu’en tant que citoyen, nous devons donner la voix à notre vision et nos espérances. »

En 2014, il décide d’aller suivre un master en affaires publiques à la prestigieuse Harvard University. Deux années plus tard, il en sort diplômé et c’est sans hésitation qu’il décide de rentrer au pays et rejoindre le cabinet familial en tant qu’avocat Of Counsel. Il s’y occupe des créations d’entreprises, des projets d’investissements ou encore des financements structurés. L’avocat d’affaires explique : « J’ai toujours su que je rentrerais au Cameroun. C’était une évidence. Je pense qu’en tant que citoyen, nous devons donner la voix à notre vision et nos espérances. »

Inspiré par Nelson Mandela et sa philosophie d’Ubuntu – « Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous » -, le jeune trentenaire invite ses pairs à marcher sur les traces des pères fondateurs. « Nous devons poursuivre la marche vers notre idéal d’une société participative, collaborative et multiculturelle au sein de laquelle notre humanité – non le progrès matériel – est le facteur essentiel d’harmonie, de prospérité et de solidarité. » À l’écouter, nous n’avons qu’envie de dire une chose : ensemble, osons le rêve africain et bâtissons l’avenir de l’Afrique et du monde !