Instantanés

Partenariat France – Afrique : Les nouveaux acteurs

La France et l’Afrique sont traditionnellement liées du fait de leur histoire. Quelques grandes sociétés sont présentes depuis longtemps en Afrique francophone, mais aujourd’hui de nouveaux acteurs s’imposent dans ce partenariat “gagnant-gagnant”.
Majoritairement jeunes et africains, ces acteurs œuvrent avec leurs moyens, ou avec les moyens mis à leurs dispositions, à attirer ou à faire vivre le plus longtemps possible les relations que la France entretient avec le continent, que ce soit dans la mode, les nouvelles technologies, la distribution ou même l’industrie.
L’Afrique aujourd’hui, à travers son partenariat avec le monde, est devenu l’avenir. Mieux, le continent qui avance à très grande vitesse.

HABY NIAKATE, journaliste (Le Monde) – Co-fondatrice de OJIII
Modératrice du panel sur la formation continue aux Rencontres Africa


ISRAEL GUEBO, journaliste et rédacteur en chef Paris Abidjan


INNOCENT N’DRY, bureau Business France Abidjan
Conseiller export – Tech & Services

 

 

 

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Qui est l’AFROTUPER ? C’est quelqu’un qui a une volonté acharnée deréussir et une grande capacité à surmonter une vie quotidienne extrêmement difficile. D’une grande intelligence opérationnelle, il est persévérant et, en même temps, résilient devant les difficultés à affronter (l’accès aux financements, mais aussi les problèmes d’infrastructures, les obstacles juridiques et institutionnels, l’insécurité…).

Samuel Aye, Bio & Nature
Création de potagers bio
Commercialisation de produits bio / formation

A travers cette série, nous avons essayé de mettre en avant ces personnes qui ont su être des références dans leurs domaines.

Cynthia Aissy, Fruitizz
Le premier bar a fruit ivoirien

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« À travers cette série de photos, je suis allé essentiellement vers deux instruments qui m’ont personnellement marqué.

À savoir le djembé, qui est un instrument de percussion africain composé d’un fût de bois en forme de calice sur lequel est montée une peau de chèvre ou de mouton tendue à l’aide d’un système de tension, que l’on joue à mains nues et dont le spectre sonore très large génère une grande richesse de timbre.

Le djembé était joué, à l’origine, pour accompagner des faits sociaux de la vie courante et des cérémonies initiatiques. Chaque rythme est adapté à la situation et certains, du fait leurs caractères sacrés, ne sont joués qu’une fois l’an.

De nos jours, le djembé est sorti de son contexte traditionnel et différents styles de jeu se sont développés. La musique, comme la tradition, sont en perpétuelle évolution, et malgré son enracinement dans la tradition, le djembé est incontestablement tourné vers l’avenir.

Outre le djembé, j’ai aussi été marqué par le balafon. Le balafon est un xylophone composé d’un support en bois ou en bambou, sur lequel sont disposées des calebasses surmontées de lattes de bois de tailles croissantes. Les calebasses, de tailles croissantes également, sont percées d’un ou plusieurs trous recouverts traditionnellement d’une toile d’araignée ou plus couramment d’un petit film plastique ou de papier à cigarettes. Le nombre de lattes du balafon varie en fonction de la région où il est joué, et de l’accord que l’on veut lui donner.

Le balafon est essentiellement joué à l’occasion des travaux collectifs dans les champs et des concours amicaux de labours, lors des cérémonies liées aux classes d’âge et à la société initiatique. »

« MUSIC RULES THE NATION ! »

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« Toute personne a le droit fondamental de vivre dans un environnement sain et équilibré. Elle a aussi le devoir de contribuer individuellement ou collectivement à la sauvegarde du patrimoine naturel. » (Extrait de l’article 33 du code de l’environnement ivoirien)

« En effet, parler d’environnement en Côte d’Ivoire, c’est surtout parler de la salubrité, du cadre de vie et du couvert forestier. En effet, la croissance exponentielle de la population ces dernières années est l’une des sources de dégradation de notre environnement. Urbanisation à grande échelle, forêts transformées en opérations immobilières, absence de communication dans les médias autour de l’écocitoyenneté… Toutes les conditions sont réunies pour aggraver la situation. »

« À travers cette série, j’ai essayé de montrer les principaux défis que la Côte d’Ivoire se doit de relever. À savoir le défi de la salubrité, de l’aménagement du cadre de vie et du reboisement du couvert forestier . Il est vital de sensibiliser les populations aux gestes écocitoyens. »

 

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« STREET FIGHTER », série de clichés pris par Jean-Marc André dans les rues d’Abidjan.

« STREET FIGHT, expression anglaise qui signifie : combat de rue. STREET FIGHTER c’est aussi une série de jeux vidéo de combat.

« Dans notre contexte, le combat se fait au quotidien, dans la vraie vie. »


« Cette série répond à une problématique précise : IL N’YA PAS DE SOT MÉTIER. L’Afrique a assez formé de théoriciens, de bureaucrates, nous avons maintenant besoin de techniciens, d’ouvriers, qui chacun à sa manière fera le geste pour développer notre continent.

Une citation avant de conclure? C’EST LA SUEUR QUI DEVIENDRA LE MIEL. »

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« HEROÏNES », série de clichés pris par Jean-Marc André sur le quai fruitier d’Abidjan Treichville.

« La plupart du temps ce quai est animé, les sujets sont bruts, sans artifices et dégagent les émotions recherchées et partagées avec des FEMMES. Oui des FEMMES, car elle s’assument, assument leurs familles, indépendantes, courageuses, persévérantes, bref, des HEROÏNES.

M’inspirant d’une citation de Steven McCurry, je dirais que la plupart de mes images sont fondées sur les gens, et j’essaye de transmettre ce qu’il semble que ces personnes doivent être, des personnes saisies dans un paysage plus large, ce que l’on pourrait appeler la condition humaine.

Pour cette série que je me plairais à baptiser « HEROÏNES », j’ai choisi le quai fruitier d’Abidjan Treichville.

L’ensemble des clichés a été pris avec un objectif 50 mm de marque Canon. J’ai choisi le 50 mm car c’est le bon compromis. Je suis assez proche du sujet tout en incluant un background qui montre bien l’aspect brut du décor, de l’environnement, mieux une profondeur de champ inédite. Ce travail est donc le fruit d’un regard photographique sur la femme belle et battante dans un pays où le secteur informel est le plus gros employeur.

Mes émotions de photographe étant au contact de ces femmes dans leur univers professionnel ne s’expliquent pas, elles se vivent. Je retiens donc un mot au terme de cette journée passée avec elles : PARTAGE. »

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