Instantanés

Il donne vie au Rugby en Côte d’Ivoire. Cet homme c’est le coach Vincent De Paul SAGOU. Il est le sélectionneur national de l’équipe de rugby à 7. Parler de rugby en Côte d’Ivoire revient à parler forcément de cet homme.  Aujourd’hui il comptabilise plus de 20 années en tant que coach de rugby et ses succès ne se comptent presque plus.

Le 15 août dernier, j’ai eu l’honneur d’être invité par le coach et toute son équipe à pénétrer les coulisses de la préparation de l’équipe nationale au Rugby Africa Regional Sevens.

J’apprenais, le dimanche 16 septembre 2018 à Abidjan, que l’équipe avait été sacrée vainqueur du tournoi régional de rugby à 7. Après avoir battu l’Algérie en demi-finale, les Éléphants ont dominé le Nigéria en finale (20-15). Ce succès leur ouvre les portes du tournoi de qualification pour les Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo.

Cette compétition africaine aura lieu en 2019 et permettra à une équipe de se qualifier directement pour les JO.

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Projet immense et évolutif, le FEMUA a vu le jour en 2008 à l’initiative de Monsieur TRAORE Salif lead vocal du groupe MAGIC SYSTEM et Commissaire Général dudit festival.

Cet événement, social et culturel, a été créé pour permettre aux populations les plus démunies et qui n’ont souvent pas les moyens de s’offrir un ticket de concert, de réaliser leurs rêves en recevant sur une même scène dans leur environnement les plus grosses stars de la planète. Le FEMUA qui se définit comme un des plus grands festivals de l’Afrique Subsaharienne se tient tous les ans dans une ville cosmopolite. Sa programmation artistique symbolise l’intégration. C’est également le témoignage d’une reconnaissance des membres du groupe Magic System au continent qui les a vu naître et de permettre à travers ce festival de proposer des actions sociales au profit des populations ivoiriennes et africaines.

En outre, le FEMUA est un facteur de développement par ses actions sociales.
Ainsi depuis sa création à ce jour, on peut noter la réhabilitation et l’équipement d’hôpitaux, d’orphelinats, de pouponnières, des dons aux réfugiés ainsi que la construction de trois écoles dont deux primaires et une maternelle, offertes à l’état de Côte d’Ivoire. Le quatrième établissement scolaire est en phase de construction dans la ville de Séguéla. 

En définitive, le FEMUA est devenu une institution par la volonté de diverses personnes morales et physiques qui croient que la culture pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique, a un pouvoir d’échanges émotionnels sans limite. Cet événement est une plateforme d’échanges entre les artistes, les festivaliers et la presse. Tous les projecteurs et les lampions qui sont allumés durant le festival font du FEMUA un festival international.

 

(Sur les photos : LA TIGRESSE – BIL AKA KORA – LES LEADERS – DUB INC – KEDJEVARA DJ (son danseur) – SIDIKI DIABATE – ZEYNAB – DOBET GNAHORE – SOPRANO)

 

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Ulrik Abé est un peintre et graphiste ivoirien. Il est spécialiste dans la conception d’œuvres d’art, à partir de produits agricoles tels que le café, le cacao et le latex. Il nomme cette technique Art’Boki, inspiré du nom des vendeurs de café en Côte d’Ivoire (Aboki).

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Roméo Dou, un entrepreneur qui se met au vers

De l’engrais avec des vers de terre. Roméo Dou le microbiologiste ivoirien élève un drôle de troupeau. Des lombrics utilisés pour produire un fertilisant 100% biologique à base de résidus agricole.

En effet, les hormones végétales des lombrics renforcent les défenses immunitaires et favorisent la croissance des végétaux. Elles aident même à la conservation des fruits et améliorent la saveur. Et son produit qui séduit déjà plusieurs petits producteurs, séduit aussi des industriels qui manifestent de l’intérêt.

Son engrais résiste également à l’eau de ruissellement qui souvent emporte près de 80% du produit déversé dans le sol. Cet engrais naturel peut rester incrusté pendant plusieurs mois aux pieds de la plante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le wifi gratuit à Abidjan grâce à Nexoo

Nexoo est une start-up créée à Abidjan. Elle souhaite faciliter l’accès à Internet aux populations ivoiriennes en mettant à leur disposition des bornes WiFi gratuites, installées dans différents quartiers de la capitale et ses alentours.

Nexoo est une jeune pousse d’une dizaine de salariés, membre de la FrenchTech. La start-up a déjà installé plus de 200 hot spots WiFi à Abidjan et prévoit d’atteindre 1000 points de connexion dans les deux prochaines années, avec l’objectif de rendre Internet disponible gratuitement dans tous les lieux publics de la ville.

Pour l’heure, le WiFi gratuit de Nexoo est principalement localisé dans les quartiers très denses et animés de Yopougon, Marcory, Abobo et Adjamé, mais également dans les quartiers plus résidentiels de Cocody et la Riviera. On trouve aussi ce réseau WIFI  dans des stations services et boutiques. La start-up cible ainsi les nombreux abidjanais détenteurs de smartphones, mais qui ne peuvent s’offrir le luxe de souscrire à une connexion Internet 3G/4G tous les jours.

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Patrick Ivan Coulibaly dit Patrick Edooard Kitan est un jeune entrepreneur ivoirien.

Co-fondateur du webzine de référence BTENDANCE, sa motivation première est de mettre en avant la richesse de la culture urbaine et de la mode africaine.

BTENDANCE est un magazine digital de mode et de culture urbaine qui existe depuis 7 ans.

Son objectif est de faire la promotion de la créativité africaine, non seulement en Afrique, mais aussi dans le monde entier à travers l’art, le design et aussi et surtout la mode. Le magazine n’en finit plus de s’imposer comme la nouvelle publication phare de la mode en Côte d’Ivoire.

6 ans après sa création, BTENDANCE et ses co-fondateurs ont obtenu le 3ème prix catégorie arts, culture et mode aux “Prix Jeunesse 35<35” 2017, qui sont les premiers Prix Jeunesse de l’espace francophone en matière d’innovation.

Pour rappel, les Prix Jeunesse 35<35, entendent récompenser chaque année des jeunes francophones âgés de 18 à 35 ans qui ont fait des réalisations exceptionnelles au cours de l’année dans un espace qui regroupe 900 millions d’habitants sur les cinq continents.

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À Abidjan, les pneus usagés ont un nouveau destin grâce à KAZONATURE.  Son idée d’entreprise est née du triste constat que dans les rues d’Abidjan, il y a toujours des pneus qui sont abandonnés et dégradent le paysage. KAZONATURE a donc décidé de s’approprier la problématique. 

Récupérer et mettre en valeur les pneus usagés laissés en souffrance dans les rues pour en faire des objets d’art utilitaires et décoratifs pouvant contribuer à la beauté dans nos maisons et à l’assainissement de l’environnement ivoirien. Ainsi se résume l’idée d’entreprise de notre ambitieux eco-entrepreneur. 

Sa détermination lui a valu le prix de l’innovation environnementale à la deuxième édition des RSE AWARDS, prix dédié aux professionnels de la responsabilité Sociale des entreprises tenues le vendredi 29 Septembre 2017 sous le thème : “la RSE dans sa dimension environnementale face à l’emploi des jeunes et aux enjeux économiques “. 

Très habille et actif sur les réseaux sociaux pour présenter et vendre ses produits, KAZONATURE a pour ambition à long terme créer d’ouvrir la première grande entreprise ivoirienne spécialisée dans le recyclage des pneus usagés.

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Partenariat France – Afrique : Les nouveaux acteurs

La France et l’Afrique sont traditionnellement liées du fait de leur histoire. Quelques grandes sociétés sont présentes depuis longtemps en Afrique francophone, mais aujourd’hui de nouveaux acteurs s’imposent dans ce partenariat “gagnant-gagnant”.
Majoritairement jeunes et africains, ces acteurs œuvrent avec leurs moyens, ou avec les moyens mis à leurs dispositions, à attirer ou à faire vivre le plus longtemps possible les relations que la France entretient avec le continent, que ce soit dans la mode, les nouvelles technologies, la distribution ou même l’industrie.
L’Afrique aujourd’hui, à travers son partenariat avec le monde, est devenu l’avenir. Mieux, le continent qui avance à très grande vitesse.

HABY NIAKATE, journaliste (Le Monde) – Co-fondatrice de OJIII
Modératrice du panel sur la formation continue aux Rencontres Africa


ISRAEL GUEBO, journaliste et rédacteur en chef Paris Abidjan


INNOCENT N’DRY, bureau Business France Abidjan
Conseiller export – Tech & Services

 

 

 

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Qui est l’AFROTUPER ? C’est quelqu’un qui a une volonté acharnée deréussir et une grande capacité à surmonter une vie quotidienne extrêmement difficile. D’une grande intelligence opérationnelle, il est persévérant et, en même temps, résilient devant les difficultés à affronter (l’accès aux financements, mais aussi les problèmes d’infrastructures, les obstacles juridiques et institutionnels, l’insécurité…).

Samuel Aye, Bio & Nature
Création de potagers bio
Commercialisation de produits bio / formation

A travers cette série, nous avons essayé de mettre en avant ces personnes qui ont su être des références dans leurs domaines.

Cynthia Aissy, Fruitizz
Le premier bar a fruit ivoirien

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« À travers cette série de photos, je suis allé essentiellement vers deux instruments qui m’ont personnellement marqué.

À savoir le djembé, qui est un instrument de percussion africain composé d’un fût de bois en forme de calice sur lequel est montée une peau de chèvre ou de mouton tendue à l’aide d’un système de tension, que l’on joue à mains nues et dont le spectre sonore très large génère une grande richesse de timbre.

Le djembé était joué, à l’origine, pour accompagner des faits sociaux de la vie courante et des cérémonies initiatiques. Chaque rythme est adapté à la situation et certains, du fait leurs caractères sacrés, ne sont joués qu’une fois l’an.

De nos jours, le djembé est sorti de son contexte traditionnel et différents styles de jeu se sont développés. La musique, comme la tradition, sont en perpétuelle évolution, et malgré son enracinement dans la tradition, le djembé est incontestablement tourné vers l’avenir.

Outre le djembé, j’ai aussi été marqué par le balafon. Le balafon est un xylophone composé d’un support en bois ou en bambou, sur lequel sont disposées des calebasses surmontées de lattes de bois de tailles croissantes. Les calebasses, de tailles croissantes également, sont percées d’un ou plusieurs trous recouverts traditionnellement d’une toile d’araignée ou plus couramment d’un petit film plastique ou de papier à cigarettes. Le nombre de lattes du balafon varie en fonction de la région où il est joué, et de l’accord que l’on veut lui donner.

Le balafon est essentiellement joué à l’occasion des travaux collectifs dans les champs et des concours amicaux de labours, lors des cérémonies liées aux classes d’âge et à la société initiatique. »

« MUSIC RULES THE NATION ! »

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« Toute personne a le droit fondamental de vivre dans un environnement sain et équilibré. Elle a aussi le devoir de contribuer individuellement ou collectivement à la sauvegarde du patrimoine naturel. » (Extrait de l’article 33 du code de l’environnement ivoirien)

« En effet, parler d’environnement en Côte d’Ivoire, c’est surtout parler de la salubrité, du cadre de vie et du couvert forestier. En effet, la croissance exponentielle de la population ces dernières années est l’une des sources de dégradation de notre environnement. Urbanisation à grande échelle, forêts transformées en opérations immobilières, absence de communication dans les médias autour de l’écocitoyenneté… Toutes les conditions sont réunies pour aggraver la situation. »

« À travers cette série, j’ai essayé de montrer les principaux défis que la Côte d’Ivoire se doit de relever. À savoir le défi de la salubrité, de l’aménagement du cadre de vie et du reboisement du couvert forestier . Il est vital de sensibiliser les populations aux gestes écocitoyens. »

 

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« STREET FIGHTER », série de clichés pris par Jean-Marc André dans les rues d’Abidjan.

« STREET FIGHT, expression anglaise qui signifie : combat de rue. STREET FIGHTER c’est aussi une série de jeux vidéo de combat.

« Dans notre contexte, le combat se fait au quotidien, dans la vraie vie. »


« Cette série répond à une problématique précise : IL N’YA PAS DE SOT MÉTIER. L’Afrique a assez formé de théoriciens, de bureaucrates, nous avons maintenant besoin de techniciens, d’ouvriers, qui chacun à sa manière fera le geste pour développer notre continent.

Une citation avant de conclure? C’EST LA SUEUR QUI DEVIENDRA LE MIEL. »

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« HEROÏNES », série de clichés pris par Jean-Marc André sur le quai fruitier d’Abidjan Treichville.

« La plupart du temps ce quai est animé, les sujets sont bruts, sans artifices et dégagent les émotions recherchées et partagées avec des FEMMES. Oui des FEMMES, car elle s’assument, assument leurs familles, indépendantes, courageuses, persévérantes, bref, des HEROÏNES.

M’inspirant d’une citation de Steven McCurry, je dirais que la plupart de mes images sont fondées sur les gens, et j’essaye de transmettre ce qu’il semble que ces personnes doivent être, des personnes saisies dans un paysage plus large, ce que l’on pourrait appeler la condition humaine.

Pour cette série que je me plairais à baptiser « HEROÏNES », j’ai choisi le quai fruitier d’Abidjan Treichville.

L’ensemble des clichés a été pris avec un objectif 50 mm de marque Canon. J’ai choisi le 50 mm car c’est le bon compromis. Je suis assez proche du sujet tout en incluant un background qui montre bien l’aspect brut du décor, de l’environnement, mieux une profondeur de champ inédite. Ce travail est donc le fruit d’un regard photographique sur la femme belle et battante dans un pays où le secteur informel est le plus gros employeur.

Mes émotions de photographe étant au contact de ces femmes dans leur univers professionnel ne s’expliquent pas, elles se vivent. Je retiens donc un mot au terme de cette journée passée avec elles : PARTAGE. »

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